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Les marchés boursiers en excès, les obligations plus cyniques

Publié le 05-12-2026

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Le rallye boursier déroute alors que de nombreux investisseurs se mettent sur la défensive

 

La remontée boursière entamée à la fin de mars s’est poursuivie en avril. Cette hausse en a déconcerté plus d’un et elle est en train de devenir le parfait exemple de ce qu’on appelle le « pain trade » — expression signifiant que le marché va dans le sens contraire à celui qu’on attendait et entraîne des pertes substantielles. À la lumière des événements qui ont fait la une, plusieurs investisseurs avaient opté pour la défensive. Or, contre toute attente, les marchés ont terminé le mois près de sommets historiques.

Étant donné la quantité d’indicateurs négatifs, la majorité des investisseurs aurait (et avait) cru que les bourses s’inclineraient. Ce ne fut pas le cas. Il se peut que ce soit parce que la plupart des « mauvaises nouvelles » avaient déjà été prises en compte lors de la liquidation de mars, et que rien de « pire » n’était arrivé depuis, d’où la hausse.

Selon les derniers rapports, les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont mené à un statu quo précaire; il est par ailleurs difficile d’y trouver un quelconque gagnant. Le détroit d’Ormuz reste fermé et on ignore l’ampleur des dommages causés à l’infrastructure énergétique. Le prix du pétrole brut, qui s’était stabilisé durant le cessez-le-feu, a repris sa progression et terminé le mois près de ses récents sommets. Si pendant quelques semaines la corrélation entre le pétrole et les actions a été négative, cette relation s’est étiolée ces dernières semaines.

Alors que le marché des actions semble avoir ignoré les fluctuations du prix de l’énergie, le marché des obligations a pour sa part réagi autrement. Les taux de rendement obligataires ont monté durant le plus clair du mois, de concert avec le prix du pétrole. On s’attendait à ce que cette année soit celle des baisses de taux d’intérêt, mais cet espoir s’est effondré lorsque l’inflation a recommencé à s’accélérer. Encore une fois, il n’y a pas si longtemps, de tels événements auraient fait baisser le cours des actions, mais pour une raison quelconque, ce n’est pas arrivé.

Demande énigmatique pour les actions

Qu’est-ce qui maintient donc la demande sur le marché boursier? D’une part, les titres des géantes de la technologie, qui avaient été vendus sans retenue au début de février en raison des craintes entourant « la bulle de l’IA », ont rebondi. La justification commerciale des dépenses colossales réalisées par les centres de données de l’IA n’a pas encore été démontrée, mais les dépenses en capital n’ont pas ralenti. Au contraire, elles semblent jouir d'un boum aux États-Unis. Les semiconducteurs associés à ce mouvement ont aussi connu une envolée importante pendant cette période, conduisant le Nasdaq 100 à progresser d’environ 15 % durant le mois.

Au Canada, la flambée du prix du pétrole a fini par faire rebondir le secteur de l’énergie, ce qui a contrebalancé en partie la faiblesse des matières premières, notamment de l’or qui a reculé au cours du mois. Dans ce qui a été l’un des développements les plus positifs depuis nombre d’années, Shell PLC s’est étendue au Canada grâce à l’acquisition d’ARC Resources Ltd. Alors que depuis 10 ans les capitaux étrangers fuyaient le pays, on ose croire que cette tendance est sur le point de s’inverser, ramenant ici les dépenses touchant à de nouveaux projets.

Implications en matière d’investissement

Et maintenant, que faire? Préparez-vous à entendre souvent la phrase célèbre : « en mai, on vend et on se sauve » (Sell in May and go away). Cette stratégie financière n’a pas marché depuis des années, mais elle existe pour une raison, et celle-ci pourrait bien se concrétiser cette année.

L’argent s’accumule sur la ligne de touche et les positions courtes sont couvertes. Au fond, on continue d’espérer que la crise de l’énergie disparaîtra aussi vite qu’elle est apparue. Plus longtemps elle durera, plus le marché deviendra risqué. Selon toute évidence, le gros des achats effectués ce mois-ci a été alimenté par l’investissement systématique. Si cette tendance prend une direction contraire vers la vente, ou marque une pause, le mois de mai pourrait devenir le reflet inverse d’avril. La corrélation entre les taux de rendement plus élevés et le pétrole, dont on a fait fi en avril, pourrait réapparaître sans crier gare. On ne sait juste pas quand.

Greg Taylor, CFA, est chef du placement et gestionnaire de portefeuille à Gestion de Capital PenderFund Ltée.

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Image: iStock.com/sharpshutter

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